L’épervier volant

nuage

Le sentiment grave, puissant et arrogant
D’un épervier volant dans l’air vaste du ciel
Se perd dans un rayonnement exponentiel,
Brisé, cependant, par des nuages voguant.

Dans l’espace infini le séparant du sol,
Aussi volumineux que peut voir le Vertige,
Seules quelques feuilles dans l’air en bas se figent
Et leurs tourbillons y vivent, souffrent, désolent.

Une tige seulement sur cette pleine plaine,
Celle d’un grand chêne, mais dont les fortes veines
S’enlacent jusqu’aux hautes branches couleur marron.

Alors, pressurisée, vastes et atténués,
Les regards de l’animal vomissent une nuée
D’éclairs enchaînés à la destinée d’un faon.

Le Monde de mes rêves

La pluie balayant, soufflée par le vent,
Par dessus le ciel et par dessus l’enfer,
Est illuminée entre par le soleil levant
Et moi, couché au sol, je ne puis m’en faire.

Épuisé, je me lève dans mon sommeil,
Dans un lieu songé jusqu’alors par moment
Éparses. Seul pourtant, entouré à merveille
D’une foule peuplée de visage assommants.

Ce monde n’a de corps que l’air environnant
Et s’exprime en silence, en ronronnant.
Sa couleur ? Le rosé, l’or et le bleu qui s’écoulent.

Soudain, un rayon nu me tomba sur la tête
Et sur ma joue fraîche terminant sa conquête,
Les gouttes d’eau qui y furent en devinrent saoules.