Je t’aime comme la goutte d’eau disparue,
Comme la seule flamme alors tombée des nues,
Comme la fleur qui a toujours sonné en moi,
Comme la clairière parsemée tout de toi.

Jamais je n’aurai le manque et la plénitude
De ta propriété, de toi qu’inquiétudes
Sans répit, étude à longueurs de journées,
Compression réprimée d’un rapide amour-née.

Et que reste-il de ce désert sentimental,
Empreint d’un parfum si fortement abyssal,
Candide et viscéral à longueur de souhait ?

Le pouls de l’âme bat à son haut paroxysme.
Dans le cœur, les mêmes dégâts que par un séisme.
Je prie alors Hadès pour un Léthé en paix.