Confinement

Depuis que le beau ciel bleu est figé ainsi,
De l’eau a coulé sous les ponts, imperceptible,
Insondable et aveugle. Le chemin de fer si
Usité il y a un temps n’a plus de cible.

Un peu plus loin se dresse une forêt et si,
Un jour, et la faune et la flore étaient audibles,
Elles ne le sont plus. Les arbres sont assis
Dans un sommeil de plus en plus inaccessible.

Il paraît que des fois des ombres se faufilent
Que des regards les filent, via des réseaux, sans fil,
On ne le saura pas au cours de cette nuit.

Ce dont nous sommes sûrs, c’est que, même sans bruit,
Le feu dans la discrète cheminée crépite,
Qu’avec joie les bulles de champagne palpitent.

Issy-les-Moulineaux, le 8 avril 2020