De la pérennité sentimentale

Comme la rivière, tortillant son tracé
Dans des bois du bas des vallons ensoleillés,
Comme des yeux usés de vraie littérature
Et laissant tomber des larmes tels des ratures,
Comme une gorge usée de vieux spiritueux
Comme ce mur du sud français vêtu de mousse,
Tel ce fumeur de bons cigares cubains et
Dont la fumée sèche habille son gosier,
Tel ce musicien à l’oreille si parfaite,
Tel ce joueur ayant appris dans la défaite,
Calibrant depuis son génie dans la mesure,
Mon cœur t’aime dans des veines dures et sûres
                        Tel un vin au goût pur,
                        Tel un ciel plein d’azur.

Bastien BRION, le 30 avril 2016