L’épervier volant (poème)

Le sentiment grave, puissant et arrogant
D’un épervier volant dans l’air vaste du ciel
Se perd dans un rayonnement exponentiel,
Brisé, cependant, par des nuages voguant.

Dans l’espace infini le séparant du sol,
Aussi volumineux que peut voir le Vertige,
Seules quelques feuilles dans l’air en bas se figent
Et leurs tourbillons y vivent, souffrent, désolent.

Une tige seulement sur cette pleine plaine,
Celle d’un grand chêne, mais dont les fortes veines
S’enlacent jusqu’aux hautes branches couleur marron.

Alors, pressurisée, vastes et atténués,
Les regards de l’animal vomissent une nuée
D’éclairs enchaînés à la destinée d’un faon.

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