Le Monde de mes rêves

La pluie balayant, soufflée par le vent,
Par dessus le ciel et par dessus l’enfer,
Est illuminée entre par le soleil levant
Et moi, couché au sol, je ne puis m’en faire.

Épuisé, je me lève dans mon sommeil,
Dans un lieu songé jusqu’alors par moment
Éparses. Seul pourtant, entouré à merveille
D’une foule peuplée de visage assommants.

Ce monde n’a de corps que l’air environnant
Et s’exprime en silence, en ronronnant.
Sa couleur ? Le rosé, l’or et le bleu qui s’écoulent.

Soudain, un rayon nu me tomba sur la tête
Et sur ma joue fraîche terminant sa conquête,
Les gouttes d’eau qui y furent en devinrent saoules.